• - Problèmes de respect et incivilités dans la cour élémentaire: compte-rendu de réunion

     

    Suite à des problèmes remontés par plusieurs parents dans la cour de récréation des élémentaires, une réunion a eu lieu le 18 février. En voici le compte-rendu.

    Compte rendu de la réunion du 18 Février 2014

     

    Rédigé par les parents élus, approuvé par l'équipe enseignante

     

    Sujet : Problèmes de respect et incivilités dans la cour élémentaire.

     

    Présents: Directeur, enseignantes (sauf Véronique MAINGUENE et Catherine JAGUELIN excusées), Inspecteur de circonscription M. LANDEAU, ATSEM et périscolaire Jacqueline FEVRIER, Adjointe au maire Sophie CHEVALIER, parents Cécile BENCHERGUI, Cécile ROLLAND-DANIEL, Rozenn CASSONNET, Jeanne LOEZ, Bruno LOEZ, Isabelle JOSSET, Dany HULOT.

    Le directeur commence par remercier tous les présents et indique que cette réunion a été initiée et demandée par l’ensemble de l’équipe enseignante.

     

    Les enseignants tiennent à rassurer les parents sur leur façon de gérer les "faits de cour" et les problèmes de comportement, et indiquent ce qui est mis en place et comment ils/elles pratiquent :

     

    • Chaque classe a son règlement de classe, adopté en début d'année scolaire par toute la classe.

    • Récemment, un conseil des élèves a été mis en place. Il regroupe 2 délégués de chaque classe élémentaire (voir le mot diffusé récemment). Entre autres, un planning de cour sera mis en place prochainement suite à la première réunion de ce conseil des élèves. A l'occasion de la mise en place de ce conseil des élèves, des discussions ont eu lieu dans toutes les classes autour des thèmes abordés par les enfants, dont notamment les "faits de cour".

    • Les séances d'instruction civique en classe sont utilisées entre autres pour parler d'incivilités, de comportement, de respect de l'autre.

    • En cas de conflit, notamment dans la cour, les enseignants procèdent ainsi : faire parler les enfants et reformuler ce qui s'est passé; prendre la place de l'autre pour faire prendre conscience ; rappel de la règle; obtenir la reconnaissance de la transgression de la règle; excuses ; faire réparer le problème par l'enfant (idée de réparation qui vient de l'enfant) ; si besoin sanction ; si besoin "contrat" entre enfant et enseignant.

     

    Les parents remercient l'équipe d'avoir provoqué cette réunion, ce qui montre que les problèmes ne sont pas minimisés. Le dialogue est très positif et doit être maintenu.
    Les parents indiquent qu'ils sont en partie rassurés par le conseil des élèves qui devrait permettre de résoudre une partie des problèmes. Les parents encouragent cette initiative et demandent à ce qu’un retour aux parents soit fait sur le conseil des élèves.
    Les parents font une demande d'intervention de la Brigade de Prévention de la Délinquance Juvénile (BPDJ-Gendarmerie), ou d'une association, pour faire de la prévention auprès des CM2, CM1, CE2, sur les champs suivants : incivilités, violences physiques, violences verbales, respect de l'autre, vols, rackets. Les buts sont multiples : que les "grands" ne se sentent plus les "chefs" dans la cour; que les plus jeunes sachent qu'ils ont les mêmes droits que les grands ; que ces plus jeunes n'aient pas des comportements de "chefs" quand ils seront les grands. (nous précisons aussi qu'il ne faut pas stigmatiser les CM2 : tous les CM2 ne sont pas "fautifs", et il n'y a pas que des CM2 qui ont des comportements gênants.)
    Le directeur a déjà essayé de recontacter cette brigade, mais la personne concernée est en arrêt. Elle sera recontactée au retour des congés scolaires (mi-mars). Le planning de cette brigade semble chargé. Si cela coince il faudra chercher si une autre structure (association) peut intervenir en lieu et place.

     


    Les parents demandent à l'équipe comment est faite concrètement la surveillance de la cour.
    Les enseignants sont 2 à surveiller la cour (planning avec rotation, et remplacement si absence). Ils se placent à une zone fixe pour voir et être vus le plus possible. Ils regardent et interviennent au besoin, d'eux-mêmes ou sur sollicitation des enfants. En pratique, il y a presque toujours un enseignant qui intervient quelque-part et l'autre qui reste en place. Ils scrutent les allées et venues vers les zones peu visibles et interviennent si des enfants semblent rester trop longtemps "cachés". Les enfants doivent demander pour aller aux toilettes, pour que les enseignants régulent et contrôlent cette zone.
     
    Les parents expriment leurs doutes sur le fait que 2 enseignants soient suffisants pour surveiller la cour: quand l'un intervient quelque-part, l'autre ne peut pas surveiller une si grande zone. Les enseignants indiquent que ça ne changerait rien d'être plus nombreux, que tout ne peut pas être vu, que les enfants doivent aussi apprendre à se gérer entre eux.
     
    Nous discutons longuement des décalages de ressenti entre enseignants, parents, enfants, sur ce qui est grave ou pas, sur le fait d’être attentif à rester sur les faits et non sur l’émotif... avec quelques exemples...

    Nous sommes tous d'accord pour dire que les parents doivent parler le plus tôt possible avec l'enseignant de leur enfant, de tout problème qui leur parait grave même s’il n’a pas lieu dans la classe. Ne pas hésiter à prendre rendez-vous.

    L'inspecteur indique que ce sont des incidents qu'on retrouve dans toutes les écoles. Il ne les banalise pas, il faut les traiter. Il estime que l'équipe fait ce qu'il faut et lui renouvelle sa confiance. Il invite l'équipe à inscrire les actions dont on a parlé dans le projet d'école (celui qui est présenté au conseil d'école), et à faire de "l'incivilité" un objet pédagogique à part entière. C'est un thème qui fait partie des programmes de l'éducation nationale et qui a toute sa place en classe notamment. Cet objet pédagogique et les actions placées dans le projet d'école doivent faire l'objet de communications régulières avec les enfants et les parents.

     

    Plusieurs idées sont évoquées par un parent :

     

    • Créer une ‘boite à suggestions’ où les enfants qui n’osent pas aller se plaindre directement aux enseignants puisse le faire par écrit.

    • Établir des indicateurs pour faire un suivi des actions, avec un code couleur ou smiley simple (fait, en cours, pas fait). Pas simple de trouver des indicateurs pertinents mais à réfléchir.

     

    En fin de réunion un parent résume /synthétise son sentiment personnel :

     

    il y a des éléments rassurants, positifs : le conseil des élèves, les discussions récentes en classes, prochainement une action de prévention avec la BPDJ ou une association, l'attention de l'équipe à ces questions (présence à cette réunion et dialogue permanent). Par contre, le sentiment reste mitigé sur la surveillance de cour, car si rien ne change de ce côté, ce parent ne voit pas ce qui va changer pour les enfants et donc qui va rassurer les parents. Certes les actions de prévention et les actions issues du conseil des élèves devraient porter leurs fruits, résoudre une partie des problèmes, mais il en reste d'autres selon lui.

     

     


    Quoi qu'il en soit, les différents acteurs présents (parents, enseignants, ATSEM, inspecteur académique) expriment le fait que cette réunion s'intègre dans une démarche positive, constructive et de maintien du dialogue. Les différentes actions qui se mettent en place amélioreront la situation et vont permettre à tous de rétablir la confiance et de bons rapports.

     

     

     


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