• Compte-rendu de la commission cantine du 28 mai 2013

    NB : ce compte-rendu est établi par les parents représentant l’APE de l’école St Exupéry. Ce n’est pas le compte-rendu officiel de la mairie.

     

    La fréquentation est en légère hausse, à 261 repas par jour en 2013 (rappel 2012 = 259 repas/j, 2011 = 253). Il y a des fluctuations quotidiennes inexpliquées, parfois de +/- 45 repas. Cela complique le travail de l'équipe, pour les commandes et les préparations.

    De plus, les erreurs de pointage du matin posent problème, notamment au 2ème service, car en réalité il y a trois groupes qui arrivent séparément et qu'il faut servir à 13h05 (St Exupéry), 13h10 (St Joseph), et 13h15 (St Joseph). Quand il y a un nombre plus important que prévu, et que la quantité préparée est déjà "juste", il faut répartir les aliments et le pain pour servir tout le monde. D'où l'impression que parfois les quantités sont trop faibles à ce service. Il est arrivé exceptionnellement qu'il faille prendre du pain dans des corbeilles déjà en place, pour en donner aux derniers arrivés.

    Un autre problème est lié aux fruits frais. Ils sont commandés plusieurs jours à l'avance, en prévoyant un temps de maturation, en quantités suffisantes alors que l'affluence du jour J est inconnue. Ce jour-là les fruits sont distribués et s'il en reste ils ne sont pas jetés. Ils sont servis quelques jours plus tard en quartiers ou tranches, mais tout le monde n'a pas la même chose (ex: pommes, mandarines, pamplemousse, etc.) en fonction des quantités restantes. La répartition est faite équitablement entre public et privé, mais d'une table à l'autre ça peut donner l'impression d'écarts. Si en plus ce jour-là il y a un écart entre le pointage et le nombre d'enfants du 2ème service, ça peut donner des quantités de fruits un peu justes...

    Une grande partie des problèmes, réels ou ressentis, est liée à des problèmes de pointage. A l'école St Joseph, ces pointages sont faits par les enfants à leur arrivée, et ils emmènent leur badge à domicile, ce qui entraine des pertes et usures rapides. A la différence de St Exupéry, où c'est Solenn ou Muriel qui fait le pointage en début de matinée, ce qui occasionne relativement peu d'erreurs. La réflexion est en cours pour changer le fonctionnement à St Joseph et ne plus avoir ces erreurs de pointage, ce qui résoudra mécaniquement une partie des problèmes de quantités perçus.

     

    Bilan financier: sur 2012 (année civile), 36862 repas servis sur 141 jours (rappel 2011 = 35451 sur 139 jours). Dépenses de 135 714 euros, recettes de 121 313 euros, soit un déficit de 14 400 euros (rappel 2011 = déficit de 9500 euros, 2010 = excédent de 1000 euros).

    Le tarif actuel est de 3,28 euros pour les enfants.

    Les aliments reviennent à 0,88 euro par assiette, pour 0,83 en 2011. C’est un coût de revient plutôt bas par rapport à d’autres cantines. Ce n'est pas ce qui explique le déficit : il s'agit d'une augmentation de toutes les charges de fonctionnement, sans qu'une d'elle soit vraiment prépondérante.

    La commune a financé ce déficit 2012, et pour la rentrée prochaine elle a décidé de continuer à financer un déficit, donc de ne pas augmenter le tarif à proportion des dépenses réelles, pour les familles de Piré. Le tarif "Piré" augmentera de 4% (3,40 euros) en lien avec l'augmentation des denrées alimentaires. Les élus considèrent qu'il ne serait pas normal de faire peser le déficit sur les contribuables de Piré, pour les enfants hors commune. Le tarif pour ces enfants compensera donc le coût réel d'un repas, soit 3,68 euros. Le maire demande aux associations de parents de demander aux communes voisines si elles souhaitent financer l'écart pour leurs familles.

    Nous (parents) avons réagi en indiquant que nous nous réjouissons que les élus acceptent de financer un déficit "à l'avance" pour maintenir un prix modéré pour les familles. Mais il nous parait anormal que deux enfants assis côte à côté n'aient pas la même tarification. Nous comprenons le point de vue des élus de Piré, mais nous leur demandons de prendre contact avec les élus des autres communes pour faire cette demande de prise en charge, en expliquant et en détaillant les chiffres que nous ne maitrisons pas, pour éviter de pénaliser les familles concernées. Nous avons rappelé que les enfants de ces familles ne venaient pas à Piré "par plaisir", mais bien parce qu'il n'y a pas d'école publique dans leur commune, et ce n'est pas de leur faute.

     

    La commission enfants a préparé un menu sur une semaine, qui sera servi du 10 au 14 juin.

     

    Résultats du sondage (résultats complets affichés sur le panneau de l’APE à l’entrée de l’école, et dans l'article précédent) :

     

    Beaucoup de satisfaction, notamment sur la qualité des repas, le service, la variété et l'équilibre alimentaire. Félicitations à toute l'équipe du restaurant pour ces points. Les menus sont facilement trouvés et lus depuis qu'ils ne sont plus "papier". Les horaires sont satisfaisants, donc attention lors de la réflexion sur les rythmes scolaires: si on chamboule les horaires du midi, on a des chances de moins satisfaire. L'ambiance est jugée bonne, mais plusieurs remarques sont faites sur le bruit. L'équipe agit déjà pour "calmer le jeu" quand il y a trop de bruit, et le restaurant est acoustiquement bien pensé. Le but n'est pas non plus d'avoir le silence complet, les enfants ont besoin de parler à table. Le tarif est satisfaisant pour la plupart des familles, un peu trop cher pour quelques-unes. Les familles sont globalement au courant que l'équipe est municipale, sauf 13%. Mme Persello indique aux nouvelles familles lors de l'inscription que le restaurant scolaire est géré par une équipe municipale, ce qui devrait faire "disparaitre" le pourcentage restant à l'avenir. Nous ajoutons qu'au vu de la satisfaction globale des parents, les élus ont eu raison de choisir et de maintenir un fonctionnement communal, avec travail de produits frais et/ou de base (pas de plats achetés "tout fait"). Nous indiquons que si un service devait être mis en place le mercredi midi (réforme des rythmes scolaires), il serait préférable que ce service soit également communal.

     

    Il y a une insatisfaction importante sur les quantités, et un ressenti d'écart entre public et privé sur ce sujet pour plusieurs familles. Voir les explications données plus haut sur les erreurs de pointage. Le chef ajoute qu'il fait tourner les tables et les agents chargés du service, pour éviter les habitudes qui pourraient être légèrement différentes d'un agent à l'autre. Par ailleurs, les quantités préparées sont fonction des menus et des habitudes: par exemple on prépare beaucoup plus de frites que de haricots verts. Celui qui aime les haricots verts peut trouver cela un peu juste. En principe il en reste toujours un peu après le service à table. Ne pas hésiter à en redemander quand l’assiette est finie. Une attention sera portée sur ces points.

     

    La demande d'aliments "labellisés" est importante. Mais on voit aussi qu'une majorité de familles ne souhaite pas que le coût augmente. Le maire et le chef indiquent qu'ils regardent cela et qu'ils mettent en place un observatoire des prix des fournisseurs. Ils sont confrontés à plusieurs difficultés pour la fourniture d'aliments label (bio notamment, mais pas seulement):

    ·         leur fournisseur de fruits et légumes frais ne fait pas de bio. Ils ont trouvé un fournisseur intéressant en bio, mais ce dernier leur demander de tout commander chez eux, le bio et le conventionnel: hors il est plus cher en conventionnel.

    ·         problème d'offre: par exemple le GIE Manger Bio demande un engagement de commandes, mais l'offre est parfois manquante ou fluctuante (commandes modifiées ou annulées au dernier moment), ce qui complique trop le travail de l'équipe de préparation.

    ·         difficulté pour travailler certains produits label. Exemple: le poulet label rouge (comme le poulet de Janzé) ne se vend qu'entier, ce qui demande trop de découpe et de préparation dans une matinée.

    Par ailleurs, le maire et le chef indiquent qu'il y a eu plusieurs fois des produits bio dans des menus, sans l'avoir écrit pour éviter que les enfants n'aient des idées préconçues "bio = bon" ou à l'inverse "bio = mauvais". Nous demandons au chef d'indiquer quand même ce genre de choses à l'avenir, pour répondre à l'attente des parents. De plus, ils indiquent que les produits choisis actuellement ne sont pas les moins chers, pour avoir des produits de qualité. Ils ne souhaitent pas sacrifier cette qualité pour pouvoir payer quelques produits label. Nous acquiesçons en indiquant que la qualité est bien perçue des parents, qu'il ne s'agit pas de la dégrader. Mais nous leur demandons s'il est tout de même possible de s'engager dans des commandes à l'avance, et d'avoir un peu d'incertitude dans les menus, si cette incertitude est limitée: par exemple sur les légumes uniquement, deux fois par mois: un changement de menu impromptu est-il gérable par l'équipe? Le chef indique que c'est sans doute possible, qu'il faut étudier la question. En conclusion le maire et le chef indiquent que cette question n'est pas fermée, et qu'ils continuent de regarder.

     

    Enfin, même si la question n'était pas posée explicitement, nous indiquons que les résultats du sondage nous font penser à la tarification "au quotient familial" (selon les revenus et la composition de la famille) : une majorité est satisfaite du prix actuel, mais certains trouvent que c'est trop cher, tandis que d'autres seraient prêts à payer un peu plus. Nous demandons aux élus s'ils ont déjà pensé à une tarification de ce type. Le maire indique que la question a déjà été étudiée, mais que les élus préfèrent un tarif fixe car ainsi la part financée par la commune (prise en charge du déficit) est identique pour chaque enfant. Le maire rappelle que le tarif reste peu élevé par rapport à d'autres restaurants scolaires. Il est conscient que certaines familles peuvent avoir des difficultés. Dans ce cas ces difficultés sont gérées en lien avec un(e) assistant(e) social(e) (CDAS de Janzé) et avec le CCAS (Centre Communal d'Action Sociale) si nécessaire.

     

    PS : pour ceux qui ont des problèmes de quantité : merci de bien indiquer à vos enfants qu’ils peuvent demander « du rab ». D’ici quelques jours/semaines, merci de nous dire si le problème persiste ou a disparu.


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